De « JO-Expo 24-25 » à

« SC-JO 20-24 »

 

Il est probable que l’organisation d’une Exposition universelle, 6 mois après les jeux, aurait permis de valoriser de façon plus naturelle la démarche imaginée par « Sportculture 2020 », en partenariat avec « Sportmag » et avec le soutien du « Nouvel Économiste » appelée  « JO-Expo 24-25 » ; une démarche construite autour de la mise en synergie du sport et de la culture.

Mais l’annulation de cet évènement international oblige à se concentrer plus encore sur la préparation des quatre années de l’olympiade qui débutera en 2020 et s’achèvera chez nous avec les jeux de 2024.

Ces années de préparation doivent permettre de faire savoir aux jeunes du monde entier, quelle que soit leur pratique sportive (discipline olympique ou non-olympique) et quelle que soit leur pratique culturelle, qu’à travers la valorisation de leurs multiples pratiques sportives et culturelles, nous sommes en capacité de les aider à imaginer les conditions nécessaires à la construction de leur propre « art de vie ».

Et si on imaginait que dans toutes les villes qui le souhaitent soit créé, organisé et animé un espace permettant d’accueillir, dès 2020, les sportifs du monde entier pratiquant la même discipline sportive – olympique ou non ; un espace où ils trouvent les meilleures conditions de préparation adaptées à leur discipline. Un espace qui accueille et facilite l’expression de l’ensemble des cultures locales, celles de la ville considérée et de sa région. Un espace où, au-delà d’une valorisation du sport par la culture et de la culture par le sport, ce sont bien les cultures locales et la discipline sportive accueillie qui s’enrichissent d’une complémentarité construite et affichée dans le monde entier, via les réseaux.

Et si on imaginait que les jeux soient un aboutissement pour les habitants des villes ayant accueilli les sportifs d’une discipline et bien sûr pour les sportifs s’y étant entrainés.

Et si on imaginait que regroupés sous la dénomination d’« Agora », en référence à l’espace d’échange de la Grèce antique, les espaces aménagés par les collectivités territoriales s’affichent au niveau international avec des appellations de type :

  • « Agora de l’athlétisme et des cultures bordelaises»
  • « Agora du BMX et des cultures montpelliéraines »
  • « Agora du judo et des cultures havraises »

Pour sa part, Pierre de Coubertin disait en 1906 qu’« associé à l’art et à la culture, le sport pouvait être le moteur de la politique publique territoriale ».

Bien sportivement et culturellement,

Jean-pierre FAYE